La commune de Vouharte est située dans la vallée de la Charente en amont d’Angoulême, à 5 km au nord-ouest de Saint-Amant-de-Boixe et 20 km au nord d’Angoulême, dans le canton de Vars.

102 Iles composent les bras du fleuve Charente qui serpente dans la commune.

Sa superficie est de 10,64 Km2

Vouharte compte 352 habitants.

 

La paroisse de Vouharte est citée au XIe siècle comme dépendant de l’abbaye de Charroux.

Le prieuré bénédictin de Vouharte aurait été fondé vers 900. Le comte d’Angoulême avait autorisé les moines à prendre dans la forêt tous le bois nécessaire à sa construction.

Dans les premiers temps, le prieuré de Vouharte était tenu d’héberger, chaque année, pendant un jour et une nuit, le seigneur de Montignac, sa famille, ses gens et ses chevaux. En 1259, cette obligation fut changée par Guillaume de Valence, comte de Pembroke et seigneur de Montignac, en une redevance annuelle de 50 sous.

Principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Vouharte se trouvait sur une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait par Nanteuil-en-Vallée, Tusson, Marcillac-Lanville, Saint-Amant-de-Boixe, Angoulême,  et Aubeterre.

Après avoir dépendu de l’abbaye de Charroux, le prieuré passa à sa mense abbatiale vers 1360.

Au XVIIIe siècle, avec l’abbaye de Charroux, il passa au chapitre de Brioude. En 1790, les revenus du prieuré de Vouharte étaient de 7 550 livres.

Sous l’Ancien Régime, Vouharte était une seigneurie qui dépendait de la châtellenie de Marcillac.

En 1732 elle passa directement au duché-pairie de La Rochefoucauld, mais en 1765, ce changement fut annulé.

Le duc de La Rochefoucauld était de toute façon prince de Marcillac depuis le XVIe siècle et en conserva la suzeraineté jusqu’en 1792.

Au début du XXe siècle, l’industrie dans la commune était représentée par les moulins de Vouharte et de Bréchignac, sur la Charente, et les fours à chaux de Tousogne.